Causes : Ménopause - Grossesse

Le taux d’œstrogènes, hormones sexuelles de la femme, joue un rôle majeur dans la capacité à lubrifier. La baisse de ce taux est particulièrement fréquente après l’accouchement, mais surtout durant la ménopause.

A la fin du cycle menstruel

Le cycle menstruel désigne l’ensemble des phases traversées par le corps d’une femme lorsqu’il se prépare à une éventuelle grossesse. Il est caractérisé dans ses premiers jours par la sécrétion de progestérone et d'œstrogènes par les ovaires, nécessaires à la croissance de l’ovule.

A la fin du cycle, lorsque l’ovule n’est pas fécondé, ce taux d’hormones chute et laisse place aux menstruations. C’est cette baisse du taux d’hormones qui peut entraîner une sécheresse vaginale.

Durant la ménopause

La ménopause correspond à l’arrêt des règles chez les femmes, autour de la cinquantaine.
Elle est également marquée par l’arrêt de l’ovulation et de la sécrétion de progestérone et d’œstrogènes, les hormones sexuelles de la femme. La baisse de l’activité hormonale entraîne la diminution de la lubrification vaginale, et l’amincissement de la paroi vaginale, qui s’assèche et devient plus sensible aux infections.

Lors de la pré-ménopause le corps subit une série de changements qui occasionnent des symptômes inconfortables, tels que des bouffées de chaleur, l’insomnie, les sautes d’humeur, mais aussi une atrophie vaginale. Cette dernière est l’une des conséquences de la dégénérescence tissulaire du vagin, due à l’arrêt d’imprégnation par les œstrogènes. Elle se traduit par une diminution du débit sanguin et des sécrétions, une hyalinisation du collagène, une fragmentation de l’élastine, une augmentation de la masse du tissu conjonctif et une altération de l’épithélium vaginal.

La sécheresse vaginale est un passage quasi-obligatoire lors de la ménopause. En effet pendant cette période, l’imprégnation des parois vaginales par les œstrogènes diminue peu à peu, et l’écosystème intime se modifie. Cela se ressent sur le fonctionnement du vagin et de la vulve. Le vagin devient plus étroit. L’épithélium, dont la fonction principale est de protéger le vagin, s’amincit, et la peau de la région génitale devient plus sèche et plus fine.

Près de 80% des femmes ménopausées estiment que la sécheresse vaginale est à l’origine de rapports sexuels douloureux, et admettent que cela a une influence négative sur leur vie de couple.

comparaison anatomique post menopause

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Durant la grossesse

La grossesse et la période suivant l’accouchement s’accompagnent d’importantes modifications de l’équilibre hormonal, pouvant entraîner une diminution de l’hydratation vaginale.

Durant les trois premiers mois de grossesse, la femme peut souffrir d’une sécheresse vaginale passagère, la sécrétion du liquide vaginal étant influencée par la baisse des taux d'œstrogènes.
De plus, l'acidité du milieu vaginal étant aussi modifiée, cela peut augmenter les risques de contracter une infection bactérienne.

Un accouchement par voie basse peut bien sûr provoquer une sécheresse vaginale.
Aussi, lors de la pratique de l’allaitement, la femme connaît une chute des taux d’œstrogène et de progestérone.
En cette période, la présence plus élevée de deux hormones, l'ocytocine et la prolactine, crée fréquemment une sécheresse vaginale. La prolactine notamment, stimule la lactation mais inhibe la libido.

Enfin, l'adaptation à la vie avec un nouveau-né ainsi qu'au nouveau rôle de parents (manque de temps, stress, etc.) peut avoir un impact sur le désir et l'excitation sexuelle, lesquels peuvent affecter la lubrification et causer la sécheresse vaginale.

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