Cycle, grossesse et allaitement

Le taux d’œstrogènes, hormones sexuelles de la femme, joue un rôle majeur dans la capacité à lubrifier. En effet, les œstrogènes influencent les glandes qui produisent le mucus et la cyprine, responsables de la lubrification du vagin et de la vulve.  Une carence oestrogénique, c’est-à-dire l’arrêt de sécrétion des hormones féminines (« estradiol »), entraine une diminution des sécrétions vaginales. Cette carence rend difficile la lubrification vaginale au moment des rapports sexuels et peut les rendre douloureux.

Les modifications hormonales peuvent aussi entrainer une atrophie vaginale : la muqueuse devient plus lisse, se teinte de rouge, devient plus fragile et l’élasticité, la longueur et la largueur du vagin diminuent.

La baisse de ce taux est particulièrement fréquente après l’accouchement, mais surtout durant la ménopause. Si les bouffées de chaleur sont le premier « signe » de la ménopause, la sécheresse vaginale arrive en deuxième. Après une naissance, les modifications hormonales liées au fonctionnement des ovaires peuvent durer quelques mois.

Variation du cycle menstruel

A la puberté le corps de la jeune fille se transforme avec l’apparition des règles et le début du cycle menstruel qui aura lieu tout au long de sa vie, jusqu’à la ménopause. Le cycle menstruel désigne l’ensemble des phases traversées par le corps d’une femme lorsqu’il se prépare à une éventuelle grossesse. Il est caractérisé dans ses premiers jours par la sécrétion de progestérone et d'œstrogènes par les ovaires, nécessaires à la croissance de l’ovule.

A la fin du cycle, si l’ovule n’est pas fécondé, ce taux d’hormones chute et laisse place aux menstruations. C’est cette baisse du taux d’hormones qui peut entraîner une sécheresse vaginale.

Grossesse

La grossesse et la période suivant l’accouchement s’accompagnent d’importantes modifications de l’équilibre hormonal, pouvant entraîner une diminution de l’hydratation vaginale.

Durant les trois premiers mois de grossesse, la femme peut souffrir d’une sécheresse vaginale passagère, la sécrétion du liquide vaginal étant influencée par la baisse des taux d'œstrogènes.De plus, l'acidité du milieu vaginal étant aussi modifiée, cela peut augmenter les risques de contracter une infection bactérienne.

Un accouchement par voie basse peut bien sûr provoquer une sécheresse vaginale et des douleurs qui ne sont pas toujours favorables à la reprise d’une activité sexuelle. Enfin, l'adaptation à la vie avec un nouveau-né ainsi qu'au nouveau rôle de parents (manque de temps, stress, etc.) peut avoir un impact sur le désir et l'excitation sexuelle, lesquels peuvent affecter la lubrification et causer la sécheresse vaginale.

Allaitement

En plus des modifications du style de vie avec l’arrivée d’un bébé, des modifications hormonales liées à l’allaitement peuvent venir affecter le désir sexuel de la maman et mener à un épisode de sécheresse vaginale. Pendant l’allaitement le corps sécrète une hormone qui aide à la lactation, la prolactine, qui est également réputée pour avoir un effet inhibiteur sur la libido. L’allaitement entraîne aussi une diminution des taux d’oestrogène et de progestérone pouvant mener à un manque de lubrification vaginale.

Toutefois, des solutions existent pour que chaque femme puisse retrouver une vie sexuelle épanouie quand elle le souhaite.

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