Les traitements médicaux

Certains médicaments peuvent favoriser la sécheresse vaginale en altérant le niveau d’hydratation. C’est le cas des antidépresseurs, antihistaminiques, vasoconstricteurs, ou de certaines pilules contraceptives.  Les antihypertenseurs et antipsychotiques qui vont augmenter la sécrétion de prolactine au niveau du cerveau sont souvent à l’origine d’une sécheresse vaginale, la prolactine inhibant la libido et la lubrification vaginale. Certains médicaments contre l’acné peuvent déclencher des sécheresses vaginales particulièrement sévères mais réversibles à l’arrêt du traitement. La prise d'antibiotiques peut également avoir une influence sur la sécheresse de la flore vaginale. Vous trouverez la précision sur les notices d’utilisation : s’ils sont susceptibles d’entrainer une sécheresse des yeux ou de la bouche, ils assècheront automatiquement les muqueuses vaginales.

D’autres traitements peuvent impacter plus durablement l’hydratation vaginale.

Les traitements anticancéreux

Le désir sexuel diminue souvent en cas de stress important. L'anxiété quant à l'évolution de la maladie et les conséquences des traitements anticancéreux peuvent entraîner une baisse importante de la libido et donc une sécheresse vaginale, de même que certains médicaments. Les séances de radiothérapie, de chimiothérapie ou de curiethérapie peuvent fragiliser les muqueuses, entrainant une fibrose ou un rétrécissement du vagin et une sécheresse vaginale.

Les radiations ionisantes de la chimiothérapie provoquent des lésions vasculaires, elles détruisent les tissus cancérigènes mais aussi les tissus sains.

La chimiothérapie

Les traitements anticancéreux par chimiothérapie sont des traitements dits « généraux » ou « systémiques » qui agissent dans l’ensemble du corps et ciblent les cellules malades quelle que soit leur localisation. Ce sont souvent des traitement lourds qui impliquent des effets secondaires (nausées, vomissements) pouvant avoir une influence sur le désir sexuel. La perte des cheveux jouent aussi un rôle important dans le regard que la patiente porte sur elle-même et peut s’accompagner d’une perte de confiance en soi. Ces facteurs ne sont pas favorables à une activité sexuelle et peuvent engendrer les prémices d’une sécheresse vaginale. Certaines chimiothérapies réduisent l’activité ovarienne et bloquent la production des hormones sexuelles, causant une ménopause induite et entrainant les mêmes conséquences y compris une sécheresse vaginale.

La curiethérapie et la radiothérapie

La radiothérapie et la curiethérapie sont des traitements utilisés dans les cas de cancers gynécologiques et ne sont pas sans conséquence sur la sexualité post-traitement. La curiethérapie, fréquemment utilisée dans des cas de cancers gynécologiques, consiste à placer des éléments radioactifs au contact de la tumeur avant une chirurgie ou en complément d’une chimiothérapie. Elle peut inhiber le fonctionnement de certains organes comme les ovaires. La radiothérapie consiste à envoyer des rayonnements ionisants  ou « rayons » directement sur la zone cancéreuse. Bien qu’elle soit souvent très ciblée, la radiothérapie peut affecter les cellules saines environnant la tumeur et causer des effets secondaires. Dans le cas des cancers gynécologiques, la zone de bas ventre est irradiée ce qui a des conséquences sur le fonctionnement des organes reproducteurs dont les ovaires. Selon la dose de rayons, la radiothérapie peut mettre les ovaires au repos de manière temporaire ou permanente, entraînant les symptômes de la ménopause : sécheresse vaginale, dyspareunie, sténose vaginale, etc. On conseillera souvent à la patiente d’utiliser des dilatateurs vaginaux après le traitement pour éviter un rétrécissement vaginal trop important.

Vagiwell

Dilatateurs vaginaux

Vagiwell est un ensemble de 5 dilatateurs vaginaux de tailles, de diamètres et de couleurs différentes.

En savoir plus

L’hormonothérapie

L’hormonothérapie est un traitement hormonal administré dans des cas de cancers hormonodépendants dont la croissance est favorisée par les hormones féminines produites naturellement par l’organisme (œstrogène, progestérone). C’est le cas beaucoup de cancers du sein (80%) et de cancers gynécologiques. Pour éviter le développement des cellules cancéreuses, on inhibe la production de ces hormones :

Soit en passant par la chirurgie (en retirant les ovaires) soit par la radiothérapie (on irradie les ovaires)

Soit par un traitement médicamenteux qui bloque l’action des hormones sur la tumeur en endommageant les récepteurs au niveau de la tumeur ou en bloquant la production de certaines hormones

Certains médicaments prescrits dans le cadre d’une hormonothérapie peuvent entrainer une sécheresse vaginale en inhibant la production des hormones au niveau des glandes surrénales. Les hormones produites par ces glandes situées au niveau des reins, les androgènes, ont une influence sur le désir sexuel et donc sur la lubrification vaginale.

Les contraceptifs hormonaux

Les contraceptifs hormonaux et notamment les pilules progestatives qui modifient la glaire cervicale pour empêcher les spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus et donc diminuent l’hydratation vaginale. Ce sont des pilules qui ne contiennent pas d’oestrogènes, les hormones qui sont responsables de l’humidification du vagin. Cette carence en œstrogène peut causer une sécheresse au niveau de la vulve et du vagin. La pilule joue aussi un rôle sur la libido : 20 à 40% des femmes déclarent une baisse de leur désir sexuel sous pilule. Ce facteur peut également jouer dans le manques de lubrification vulvo-vaginal.

Notre équipe est formée
pour répondre
à vos questions !