La ménopause

Qu’est-ce que la ménopause ?

La ménopause correspond à l’arrêt des règles chez les femmes, autour de la cinquantaine. Elle correspond à l’arrêt du fonctionnement hormonal des ovaires. Habituellement, on parle de ménopause un an après l’arrêt des règles (aménorrhée). La ménopause est également marquée par l’arrêt de l’ovulation et de la sécrétion de progestérone et d’œstrogènes, les hormones sexuelles de la femme. La baisse de l’activité hormonale entraîne la diminution de la lubrification vaginale, et l’amincissement de la paroi vaginale, qui s’assèche et devient plus sensible aux infections.

On peut distinguer 3 phases qui se déroulent de manière chronologique :

La péri-ménopause

Anciennement appelée «pré-ménopause», elle commence habituellement aux alentours des 45 ans et se termine une année après les dernières règles. La péri-ménopause est la période où les cycles menstruels commencent à être modifiés et à varier de manière aléatoire. Durant cette période, les cycles peuvent être raccourcis puis s’allonger. L’ovulation reste encore possible et nécessite donc une contraception. La péri-ménopause implique une alternance d’hypo et d’hyperactivité ovarienne qui se traduit par souvent une «anarchie hormonale». C’est à cette période que l’on constate l’apparition des premiers signes annonciateurs de la ménopause tels que des bouffées de chaleur, prise de poids, sautes d’humeur mais aussi une atrophie vaginale. Cette dernière est l’une des conséquences de la dégénérescence tissulaire du vagin, due à l’arrêt d’imprégnation par les œstrogènes. Elle se traduit par une diminution du débit sanguin et des sécrétions, une hyalinisation du collagène, une fragmentation de l’élastine, une augmentation de la masse du tissu conjonctif et une altération de l’épithélium vaginal.

La ménopause

Elle est confirmée au bout de 12 mois consécutifs d’aménorrhée (arrêt des règles).

La postménopause

C’est la période qui suit l’arrêt définitif des menstruations et qui est synonyme d’une carence en œstrogène permanente

Ménopause et sécheresse vaginale

La sécheresse vaginale est un passage quasi-obligatoire lors de la ménopause. En effet pendant cette période, l’imprégnation des parois vaginales par les œstrogènes diminue peu à peu, et l’écosystème intime se modifie. Cela se ressent sur le fonctionnement du vagin et de la vulve. Le vagin devient plus étroit. L’épithélium, dont la fonction principale est de protéger le vagin, s’amincit, et la peau de la région génitale devient plus sèche et plus fine.

Près de 80% des femmes ménopausées estiment que la sécheresse vaginale est à l’origine de rapports sexuels douloureux, et admettent que cela a une influence négative sur leur vie de couple. La sécheresse intime implique aussi des problèmes de couples (53 %), un fort stress (39 %) un état dépressif (26 %) ou des douleurs pendant la pratique sportive (17 %).

Aujourd’hui les femmes de 50 ans et plus assument leur vie sexuelle et acceptent de moins en moins de subir les troubles de la ménopause. Elles souhaitent que cette période de transition puisse être vécue sereinement, rester actives professionnellement et sexuellement.

Toutefois, si les femmes ménopausées abordent facilement le sujet de la sécheresse intime avec leur médecin, elles ont plus d’appréhension à aborder le sujet avec leur partenaire. Un dialogue pourtant essentiel pour traverser cette étape et limiter les conséquences sur la vie de couple.

La ménopause ne marque pas la fin de la sexualité. Elle peut même être synonyme d’un regain de désir. Libérées de la contrainte de la contraception, les femmes ménopausées connaissent souvent une sexualité plus satisfaisante après 50 ans.

Notre équipe est formée
pour répondre
à vos questions !