Sécheresse vaginale : les solutions hormonales

Conseils et astuces
0 commentaire 3 mai 2019

Les traitements hormonaux en cas de sécheresse vaginale sont fréquemment utilisés. Mais quels sont-ils et sont-ils sans risque ?

La sécheresse vaginale pendant la ménopause 

Connue par une femme sur deux en moyenne, dès la préménopause (aux alentours de quarante ans) ou lors de la ménopause, la sécheresse vaginale est induite par la réduction de la production d’œstrogènes en lien avec la diminution de l’activité ovarienne. Pour certaines femmes, la sécheresse vaginale est imperceptible, d’autres en revanche sont touchées par un ou plusieurs de ses symptômes qui sont regroupés sous le nom de syndrome génito-urinaire, il s’agit de :

  • saignements
  • douleur durant les rapports intimes (dyspareunie)
  • gênes, démangeaisons, irritation au niveau de la muqueuse vaginale
  • mauvaises odeurs
  • déséquilibre de la flore vaginale
  • fuites urinaires

Si des bouffées de chaleur, et/ou une transpiration nocturne excessive sont aussi présentes on parle également de symptômes climatères.

Quand la sécheresse vaginale est évoquée en consultation, un traitement hormonal substitutif (THS) parfois appelé traitement hormonal de la ménopause (THM) est souvent préconisé pour répondre au manque d’hormones

Quels traitements hormonaux pour la sécheresse vaginale ?

Même si les appellations sont différentes, les traitements hormonaux pour la sécheresse vaginale sont là pour apporter à l’organisme les deux hormones (œstrogène et progestérone) que les ovaires arrêtent de produire lors de la ménopause. Le THS, ou THM est prescrit quand les symptômes climatères ou le syndrome génito-urinaire est sévère.

Seul l’œstrogène agit contre la sécheresse vaginale. Toutefois administrée seul, il augmente considérablement les risques de cancer de l’endomètre (paroi de l’utérus), du sein, et de tumeurs cérébrales. Ainsi les médecins l'associent à un progestatif (progestérone).

En général, l’œstrogène est pris en continu, la progestérone est quant à elle donnée en fin de cycle. Ce traitement hormonal est préconisé dès la préménopause. Lorsque la ménopause est totalement installée, les deux hormones féminines de substitution sont délivrées tout au long du mois.

Les deux œstrogènes de synthèse le plus souvent utilisés sont l’Estradiol, et l’Estriol. Les deux sont disponibles sous différentes formes :

  • par voie orale
  • par voie cutanée ou transdermique (gel, patch, ovules ou anneau vaginal)

Ce type de traitement nécessite un suivi médical rigoureux afin que le dosage soit adapté à chaque patiente. Car les effets secondaires peuvent devenir dangereux.

Qu’en disent les autorités de santé ?

En 2004, L’Agence Française de la Sécurité Sanitaire et des produits de Santé (AFSSAPS) rendait public un rapport sur les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause. Dans ce rapport, on peut lire que : « La surveillance des risques cancéreux et cardio-vasculaire liés au THS doit s’inscrire dans la perspective plus large de la surveillance de ces risques au niveau individuel et au niveau de la population […] »

Effectivement, les risques cardio-vasculaire, et cancéreux sont importants sous THS. Toutefois, l’AFSSAPS précise également que « L'indication du THS n'est pas remise en question dans le traitement des troubles du climatère que sont par exemple les bouffées de chaleur, les sudations nocturnes et la sécheresse vaginale […] ». Cependant, elle indique également que le traitement soumet les patientes à une augmentation du risque de :

  • cancer du sein (souvent associé à la durée du traitement)
  • cancer de l’endomètre
  • risque coronarien (obstruction des artères coronaires)
  • maladie veineuse thrombo-embolique

Enfin, dans un communiqué de presse datant de 2014, la Haute Autorité de Santé propose le maintien du remboursement des traitements hormonaux substitutifs, mais recommande des doses minimales, et une durée limitée du traitement face à la reconnaissance des risques évoqués en 2004.

Dites adieu à la sécheresse vaginale en toute sécurité

Il est possible de retrouver une hydratation intime avec des traitements locaux, sans hormone. Ces derniers ont démontré leur efficacité, et sont d’ailleurs parfois associés au THS.

Les ovules Premeno duo sont à base d’acide hyaluronique et d’acide lactique. Cette association aide le vagin à retrouver son hygrométrie, tout en permettant à la flore vaginale de garder le pH qui limite la sécheresse intime. À raison d’un ovule par jour, cette cure est également préconisée pour limiter les irritations, et faciliter la cicatrisation des parois de la vulve.

D’utilisation similaire, mais de forme différente Hyalofemme réduit toutes les altérations des parois vaginales, et améliore l’hydratation de ce dernier. Son application dépend de la sévérité de la sécheresse intime. Il est composé d’acide hyaluronique. Enfin, lors des rapports amoureux, le lubrifiant Animé est spécialement conçu pour réduire la sécheresse vaginale durant cette activité.

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